De l’importance de raconter ses ébats à voix haute, dans des endroits publics
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Le lieu public est très calme, jusqu’à une fille assise à une table se mette à discuter très fort avec son amie:
Fille #1 : En tout cas, tsé le gars hier là… ben je l’ai ramené.
Fille #2 : Ah ouin ! Pi ?
Fille #1 : Ouin… Finalement, c’était ben poche. Ça avait pas l’air de t’ça, mais y’était gros un peu, pi je sentais toute sa bedaine balotter su moi pendant qu’y faisait son affaire. Trop dégueulasse…
Fille #2 : Ouin hein ? Les gars, y’en a qu’on peut pas savoir tant qu’on leur enlève pas leur chandail.
Fille #1 (encore plus fort) : Ah ouais, j’te dis ! Pi en plus, y zignait comme un ti-chien, tsé… pi quand qu’y'a eu fini, tu sais-tu kessé qu’y'a dit ?? Y’a dit : « Ben c’est ça. C’est fini, là ».
Fille #3 (assise à une table voisine, et qui essaie de lire) : Euh scuse… je veux pas être chiante, là… mais c’est juste que tout le monde autour essaie de lire, si c’était juste possible de baisser le ton un peu, s’il te plait !
Fille #1 : C’est quoi ça là ? T’es juste jalouse parce que moi j’ai du sexe pi pas toi !! C’est quoi ton problème ? (à son amie) Viens-t-en ! On s’en va, c’est des hosties de caves icitte !
Entendu par Rachmede à l’UQÀM, tout près du café Aquin.